Faso Soap – la startup Burkinabè qui sauvera 100.000 vies à travers son savon anti-moustiques.

FASO SOAP est un entreprise social travaillant pour sauver 100 000 personnes du paludisme en mettant un savon anti-moustique dans les mains des populations les plus vulnérables dans 6 pays Africains les plus touchés par le paludisme.

Notre contributor, Miguel Camara, a eu l’opportunite de contacter par courier electronique son foundateur, Gérard NIYONDIKO, qui fait de movement de Africans Building Africa.

  1. Parlez-nous de votre projet.

Bonjour, moi c’est Gérard NIYONDIKO, je suis né au Burundi dans le Sud du pays où j’étais très jeunes confronté au paludisme dans ma famille comme cela est le cas pour la majorité de la population Sub-saharienne. Après mes études de chimie à l’université du Burundi et d’ingénieurs à l’Institut d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement 2iE au Burkina Faso, j’ai commencé à travailler sur une idée innovante pour lutter contre cette maladie.  Faso Soap est un projet d’entreprise social qui vise à mettre dans la main des populations les plus vulnérables en Afrique Sub-Saharienne un savon anti-moustique à la fois sain, efficace et abordable.

  1. Quel a été le capital nécessaire pour démarrer vos activités et comment avez-vous pu réunir ce capital?

Je peux dire que mon capital a été ma foi et ma ferme conviction que je réaliserai un jour mon rêve! Sinon tout a commencé avec une idée que j’ai partagée à un camarade de classe quand je faisais ma formation de master à 2iE. Il m’a ensuite suggéré qu’on soumette ensemble ce projet d’entreprise dans une compétition internationale organisée par l’université de Berkeley, la Global Social Venture Competition « GSVC ». Nous avons bénéficié du soutien de notre école 2iE pour participer dans cette compétition à laquelle nous avons gagné le premier prix de 2500 dollars.

  1. Pouvez-vous nous raconter votre expérience à Berkeley?

La participation dans cette compétition à Berkeley a été pour moi un moment clé dans ma  vie d’entrepreneur. Au moment de la victoire de la GSVC à Berkeley en 2013, j’ai été d’un côté tellement content surtout qu’on était les premiers africains à avoir gagné cette compétition et j’ai commencé à réaliser que mon rêve commence à devenir une réalité. D’un autre côté, j’ai eu un sentiment de crainte face à cette lourde responsabilité que toute cette communauté venait de placer sur nos têtes en nous faisant confiance que nous avons le potentiel de pouvoir mener jusqu’au bout ce projet. L’échec n’était plus une option, il fallait tout faire pour réussir ! Voilà pourquoi je m’accroche et persévère pour concrétiser ce projet.

  1. Quels sont les défis auxquels vous faites face et comment surmontez-vous ces défis?

Pour toute start-up qui commence et surtout basée en Afrique,  les défis sont très nombreux ! Mais ici je vais parler de deux défis majeurs que nous faisons face actuellement dans cette phase de R&D, il s’agit du  financement et des partenaires techniques pour des compétences qu’on n’a pas ici localement. Le faite d’avoir eu un vaste réseau et une grande couverture médiatique de notre projet, nous a permis de relever en partie ces défis et de pouvoir bien s’entourer avec des partenaires techniques et financiers pour avancer sur le projet.

  1. Où situez-vous Fasosoap dans 5 ans et quelles mesures prenez-vous aujourd’hui afin d’atteindre ces objectifs?

Notre ambition est de sauver 100 000 Vies du paludisme en distribuant notre savon dans au moins six pays de l’Afrique Sub-Saharienne les plus touchés par cette maladie

  1. Où puis-je me procurer vos produits?

Le savon n’est pas encore disponible sur le marché. Nous sommes toujours en phase expérimentale et processus de validation de ce savon auprès des institutions habiletés.

  1. Quels conseils donneriez-vous à d’autres entrepreneurs qui cherchent à créer une entreprise ou à investir en Afrique?

Toujours croire à ses rêves, n’est pas avoir peur de prendre des risques mais avant de s’engager prendre du temps pour se poser des bonnes questions car le plus souvent le chemin qui mène au succès est couronné de plein d’obstacles. Si tu n’es pas encore prêt à supporter l’échec, le stress, la déception et s’armer de courage et de persévérance ; vaut mieux attendre de se lancer pour entreprendre.

  1. Comment Fasosoap participe-t-il au développement de l’Afrique?

Pour l’instant, notre impact n’est pas encore significative mais nous croyons que le jour où on arrivera à mettre sur le marché notre produit, ça sera des milliers de personnes qui vont être sauvé du paludisme ! Il faut savoir que malgré les nombreux efforts de nos gouvernements et de la communauté internationale pour distribuer des moustiquaires et autres produits de lutte contre le paludisme, plus de 250 millions d’Africains n’ont encore aucun moyen de protection contre les moustiques et surtout cette maladie continue de tuer un enfant toute les deux minutes en Afrique Sub-Saharienne.

  1. Mot de la fin?

Comme disait Gandhi, que chaque jeune africain soit le changement qu’il veut voir en Afrique. Vivons nos propres rêves !

 

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